Les réalisations en 2025
Pour que l'espoir l'emporte sur l'exil
Accès à l’eau et maraîchage
- Village de Salenguere : le forage et la pompe solaire sont déjà installés. Mais malheureusement, avec la drague d’ERAMET qui jouxte le village, la nappe phréatique a beaucoup remonté. Ainsi l’eau du puits devient impropre à la consommation. Les habitants ont fait des réclamations auprès d’ERAMET mais jusqu’à présent ils n’ont pas encore remédié à cette catastrophe. Un forage plus profond à proximité devrait permettre à la pompe solaire d’être opérationnelle.
- Village de Ndiawrigne Mamousse : forage avec pompe solaire, réservoir tampon de 2000 litres et clôture. Environ 200 personnes en bénéficient, 4 robinets sont prévus dans les quartiers du village pour faciliter le quotidien des femmes. Les femmes remercient la Tontine, elles n’ont plus à prendre des charrettes pour aller chercher de l’eau à des km.
- Maraîchage Dior Sow : forage (20 m), pompe solaire et réseau de tuyaux : un maraîchage très bien conduit par un jeune soutenu par sa grand-mère. Nous avons rarement vu de si belles plantations et une clôture soignée et solide. Un jeune très fier de son champ qui souhaite développer et diversifier ses cultures. Les jeunes aux alentours formulent des demandes en voyant ce bel exemple.
- Maraîchage Mbaye Ndiaye : forage (20 m), pompe solaire et réseau de tuyaux. Un maraîcher très minutieux, il remercie la Tontine pour avoir soutenu son projet. Son champ est bien clôturé et sa production de légumes est variée et de qualité. Avant, il arrosait ses cultures avec l’eau de bassins. Cette pompe lui a permis d’augmenter de moitié sa surface cultivable.
- Village de Lompoul : installation de 5 bornes fontaines supplémentaires dans différents quartiers et à l’école élémentaire. La borne de l’école a été financée par le poulailler créé par « La Poule aux Enfants ». C’est un réel progrès pour le village et, comme le disent les femmes avec humour : « nous avons l’eau courante et gratuite » ! Au total, 19 bornes réparties dans tout le village.
Développement local et services communautaires
- Acquisition d’un cheval et d’une charrette, construite par Pathé, pour le ramassage des ordures. Un effort considérable a été fait en matière de propreté, notamment à l’école et sur la place publique.
- Aides aux écoles : apport de livres de bibliothèque et de tenues de sport (dons des clubs de sport de la région). Les bibliothèques des écoles élémentaires et du collège s’étoffent d’année en année. Les équipes sportives sont fières d’arborer les couleurs des équipes des différents clubs de nos villes. À Lompoul, on compte 160 élèves et 100 élèves à M’Bess.
- Cases santé : apport de médicaments et de matériel pour les 2 cases santé de M’Bess et Konk Yoye. Nous constatons peu d’évolution dans le développement de ces cases santé, dû au manque de moyens financiers et humains. Seuls les infirmiers sont rémunérés par l’État. La mise en place d’une mutuelle (3500 CFA/an/personne) permet de payer 20 % des médicaments. Cette adhésion est départementale, actuellement 50 adhérents.
- Fabrication de 15 tables-étals par Pathé, le menuisier métallique, pour les vendeuses de la halle du marché. Elles participent au financement de leurs tables.
- Fourniture d’une imprimante monochrome au collège de Lompoul-sur-Mer. Les cartouches d’encre sont onéreuses, c’est un réel problème pour le collège qui doit s’autofinancer, ne recevant pas d’aide de l’État sénégalais. Le nombre d’élèves est en nette augmentation (150 élèves en 6ᵉ, 69 en 5ᵉ, 54 en 4ᵉ et 44 en 3ᵉ).
- Pulls pour la classe des Tout-Petits : merci aux mamies tricoteuses, elles font la joie des enfants.
- Financement de la connexion internet : nous avons la chance d’avoir un correspondant, secrétaire de la Mutuelle, très compétent et réactif dans les comptes rendus, merci à Amadou.
Projets à l’étude
- Installation de 3 puits solaires : Ndiobène – Keur Daouda Hawa – Lompoul-sur-Mer. L’eau est le socle du développement économique local. Sans accès sécurisé à l’eau, l’agriculture reste vulnérable, les jeunes n’ont pas d’activités productives, les femmes supportent une lourde charge domestique et la pauvreté favorise l’émigration clandestine.
- Projets de maraîchage : Lahat Fall et Aida Ba. Le maraîchage est un secteur à fort potentiel dans notre zone. Avec un système solaire d’irrigation, il devient rentable toute l’année. Chaque projet générera 3 à 5 emplois directs, des revenus réguliers et une contribution à la sécurité alimentaire.
- Projet d’atelier artisanal en cuir : Amar Diack. Développement de l’atelier : le bénéficiaire formera d’autres jeunes apprentis : fabrication de chaussures, ceintures, pochettes et accessoires en cuir.
- Projet d’aviculture : Rokhaya Fall, village de Diokoul. L’aviculture est rentable à court terme (cycle de 45 jours).
Conclusion
Les projets présentés constituent une réponse structurée au chômage des jeunes, un outil concret de lutte contre l’émigration clandestine, une stratégie de développement économique durable et un levier d’autonomisation des femmes.
L’appui de l’association La Tontine permettra de transformer ces initiatives en opportunités concrètes pour nos communautés.




